11 septembre – 5 octobre 2020

Blaise Adilon

CONVERSATION DE L’ AME A L’ OEIL: photographies

Le déclenchement photographique n’est pour Blaise Adilon que le point de départ d’une réflexion sur la matière de l’image, le sens et les enjeux de la transposition du réel au delà de sa représentation.

Tour à tour photographe, graphiste, cinéaste, concepteur d’images, son travail d’artiste consiste à faire dialoguer des images entre elles dans une approche contemporaine et expérimentale.

du 14 août au 7 septembre 2020: Frédérique Fleury

FLOTTEMENTS ET INCERTITUDES

Frédérique FLEURY se considère avant tout comme une peintre, mais elle maîtrise tout autant la sculpture, la céramique, la porcelaine, les formes textiles, en passant par les dessins cousus, jouant sans cesse avec les accumulations de matières et d’effets visuels ou tactiles.

La prolifération des matériaux et leur exploration par de multiples techniques constituent l’une des bases de son processus de création, tout comme son goût pour les matières et le plaisir qu’elle éprouve à se les réapproprier pour leur donner une nouvelle vie, une nouvelle histoire.

Après l’averse: rendez vous avec les artistes le 8 août

Une périssoire *, le seuil de l’exposition, en voûte plate, invite le visiteur à pénétrer dans l’installation et à prendre l’espace par le dessous.

Après l’averse, l’humidité est ambiante, les infiltrations longent les galeries, ça baigne, ça trempe, ça goutte, ça klink.

Le long du mur, la série de peintures «Bleu, brou, huile…» est issue d’une suite de gestes et de papiers trempés dans divers produits ménagers de quincaillerie.

Bien qu’intervenant dans une église vieille de 1000 ans, aborder cet espace dans toute sa contemporanéité́, l’investir tel qu’il nous était présenté, lieu d’exposition artistique, volontairement tourné vers la création contemporaine.

Cette installation, spécialement conçue pour l’église, est créée et pensée à travers un ensemble de supports : picturaux, sculpturaux, lumineux…

Pour les artistes, il s’agissait d’élaborer une peinture, mais dans l’espace : une peinture à parcourir, comme si nous pouvions entrer dans la nef et habiller la lumière.

Rendez vous le 8 août pour une rencontre avec les artistes. D’ici là; voici un petit aperçu, des extraits lors du montage de l’exposition:

* Une périssoire est une longue embarcation étroite et instable, présageant d’une navigation périlleuse. C’est une cousine bourgeoise du canoë kayak, que l’on retrouve au bord de l’Yerres.

APRES L’AVERSE

La seconde exposition à ETAC sera une grande nouveauté – une installation de Marion Darregert et Emmanuel Louisgrand, artistes plasticiens et designers.

Ils  suivent  leurs études  à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Lyon, à quelques promotions d’écart.

Ils se rencontrent à Saint-Etienne en 2012, lorsque Marion rejoint l’association Greenhouse que préside Emmanuel.

Une véritable complicité artistique se noue entre eux.

Adeptes des chantiers à ciel ouvert ou vivant l’atelier comme un lieu d’habitation, ce duo d’artistes conçoit et réalise une grande installation spécialement crée pour l’église St. Valérien. Combinant art, design d’espace, productions d’objets et de scénographies, ils inventent des campements de fortune par des jeux de structures et d’éclairages, d’équilibres et de remplissages, cherchant littéralement à peindre dans l’espace et à habiller la lumière.

Cette installation sera évolutive au fur et à mesure du temps de l’exposition.

L’exposition s’intitule « Après l’Averse », elle dure jusqu’au 10 août, du mardi au samedi 14h30 -19h30.

ESPACES SACRÉS – ESPACES PROFANES. Dessins et sculptures de Christine Célarier

du vendredi 19 juin au lundi 13 juillet 2020:

Christine Célarier:  Espaces sacrés, espaces profanes

…Les œuvres de Christine Célarier témoignent de l’humain, de son passage que révèle un processus. Celui ci, étape après étape, conduit l’image à la limite d’elle-même. Il  renouvelle la question de la représentation comme celle des traces: traces des matériaux et des techniques qui font partie de l’œuvre, traces du geste, traces des histoires, traces du temps.

L’artiste crée les conditions de possibilité de l’intime, mais sans en franchir la frontière de la différence, ni rejoindre le cœur de l’identité. En outre, ses œuvres mettent en évidence la relation entre l’art et le sacré, mais aussi  notre rapport aux rituels pour exorciser la mort. Elle reprend une tradition artistique qui  transcende les limites du savoir humain, cette limite du regard fondée sur un impossible,  à savoir le réel…

…Selon Paul Ricœur *, le temps ne devient temps humain que dans la mesure où il est articulé sur un mode narratif. Sa « mise en intrigue » est un lien transculturel, anthropologique « entre l’activité de raconter une histoire et le caractère temporel de l’expérience humaine »…. Le travail de Christine Célarier se rapproche de cette conception du temps, au plus près de l’intime aussi bien dans les choix des matériaux et des techniques que dans le rapport des objets à l’espace. C’est au cours de ce passage temporel, que mots, locutions, phrases et récits quittent la page et intègrent le champ plastique, verbe et forme à la fois…

Sylvie Lagnier, Historienne de l’art

  • Paul RICŒUR, Temps et récit. Tome I : L’intrigue et le récit historique, Paris, Le Seuil,1983, 85.

« En tant que sculpteure, j’ai toujours dessiné. Le dessin n’est pas seulement le projet, il est aussi le sujet. Le dessin prévaut dans mes travaux récents, et chacun d’entre eux comprend la mémoire du geste sculptural et questionne les savoir-faire, la technique et les accidents »

Christine Célarier

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01 – 25 août : Suzanne Gouhot

– Qu’est le temps et qu’elle est sa nature ? demande ARISTOTE
– Le temps n’est qu’une distension de l’âme – st. AUGUSTIN
– J’écris pour interdire à la mémoire de se fier au temps – Y. MÉRAHI
– Imitez le temps : il détruit tout avec lenteur, il ruine, il use, il déracine,
il détache et n’arrache pas – JOUBERT, 1754-1824 – pensées et maximes
– Ô temps ! suspends ton vol – A. de LAMARTINE – Le Lac
– Tels des peintres experts, la vie et ses formes diverses ne sont
faites que de quelques couleurs primaires – EMPEDOCLE
– La fonction de l’art n’est jamais d’illustrer une vérité ou même
une interrogation. Elle est de mettre au monde deS interrogations
qui ne se connaissent pas encore elles-mêmes – A. ROBBE-GRILLET

TEMPORALITÉS
Suzanne GOUHOT
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